En cette période de fièvre électorale qui tire clairement à la poussée de fébrilité et se prête à tous les débordements (c’est bien connu, la politique n’ai strictement rien de moral) nous voyons ressortir ces discours réchauffés depuis des dizaines d’année sur le vote.
Votez utile, ne pas voter favorise les extrêmes, voter pour faire barrage…
Entre injonctions directes et conseils éclairés le vote est devenu un enjeu de société et source de nombreuses fractures et dissensions jusqu’au cœur même des familles.
Alors, essayons de prendre un peu de recul et de hauteur, je sais, ce n’est pas facile quand tout est toujours fait pour vous couper les ailes et vous tirer vers le bas, là où se situe essentiellement le débat dans notre société…
Le vote ? revenons aux origines de ce qu’est un vote.
Voter blanc ? Nul ? s’abstenir ? quelles différences ? quels impacts ?
Choisir de ne pas choisir est-il un choix ? un droit ? Devons nous forcément nous positionner pour être « correct » ?
Autant de questions auxquelles chacun pourra apporter ses réponses et pour lesquelles il n’existe bien évidemment aucune vérité absolue en dehors des éléments factuels et légaux. Les éléments proposés dans cet article seront donc forcément subjectifs même si j’essaye au maximum de rester factuel et de peser toutes les hypothèses pour un maximum d’équilibre.
Le vote ? Quesaco ?
Définition du vote (source dictionnaire LAROUSSE 2024) :
« Manifestation de volonté, individuelle ou globale, à l’occasion d’une élection ou prise de décision. (En principe, le vote est secret [enveloppe, isoloir, absence de signes sur les bulletins], égal [un votant, une voix], personnel et libre.)«
Sur le plan constitutionnel l’approche est un peu différente :
Le droit de vote est accordé aux citoyens pour exprimer leur volonté à l’occasion d’un scrutin. En France, il est établi dès la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) de 1789 et intrinsèquement lié à la notion de Nation souveraine.
« Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »
Article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
En France, le vote est strictement personnel, libre et secret. Le droit de vote est un droit fondamental protégé par la Constitution de la Ve République du 4 octobre 1958 (article 3).
Le droit de vote est également consacré comme un droit fondamental en droit international.
Sources Ministère de l’intérieur.
Il ressort de ces deux définition que le vote est un droit lié à une manifestation de volonté à la base individuelle.
Qu’il soit secret comme dans le cadre des élections ou public comme dans certaines assemblées, le vote reste fondamentalement un choix purement personnel résultat d’une volonté d’exprimer un avis, d’adhérer à une proposition, de soutenir une personne ou toute autre situation nécessitant de prendre position.
Dans le cadre des états démocratiques comme l’est la France, n’en déplaise aux rageux au cerveau aussi limité que leurs arguments, le vote citoyen est donc encadré et protégé pour pouvoir être utilisé par chaque citoyen dans les meilleurs conditions.
Toute manœuvre visant à influencer le vote peut conduire à son invalidation ainsi que le précise très bien cet articule du conseil constitutionnel :
« Le scrutin est secret » énonce l’article 3 (alinéa 3) de la Constitution.
La règle est reprise par l’article L.59 du code électoral, rendu applicable par l’article 8 du décret du 17 mars 2005 portant organisation du référendum.
Elle tend à protéger la liberté des électeurs.
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Dans une démocratie adulte comme la France, il ne saurait y avoir d’accommodement possible avec cette règle élémentaire du suffrage universel, l’une des premières que les organisations internationales et non gouvernementales cherchent à acclimater dans les sociétés en voie de transition démocratique.
La dignité du scrutin n’est explicitement prévue par aucun texte, mais elle est, elle aussi, consubstantielle au bon fonctionnement de la démocratie. Aussi le Conseil constitutionnel s’est-il fondé sur une atteinte à la « dignité du scrutin » pour annuler l’ensemble des suffrages d’une commune (Déc. du 8 mai 2002, dispositif de décontamination dans la commune de Villemagne). Il s’agit d’éviter tout ce qui peut tourner le scrutin en dérision. La neutralité des opérations est gage de leur authenticité.
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Article complet ici :
En France, le seul fait d’être majeur, de nationalité française et de jouir de ses droits civils et politiques permet de s’inscrire sur les listes électorales et d’exercer son droit de vote. Le vote reste donc l’outil ultime d’expression du citoyen sur le champ politique, qu’il soit local ou national.
Voter blanc ? Nul ? s’abstenir ? quelles différences ? quels impacts ?
Pour tenter de répondre à cette question il faut bien scinder deux aspects.
L’aspect légal et l’aspect « philosophique » du propos.
Sur un plan légal que dit le code électoral ?
Là aussi le conseil constitutionnel apporte un éclairage sur cette notion dans cet article :
« Pour préciser la notion de bulletins « blancs et nuls », il faut partir d’un constat initial simple : qu’est-ce qui permet d’écarter un suffrage comme non valablement exprimé ?
Il s’agit d’abord d’une série de critères matériels objectifs : non respect de règles édictées par le code électoral ; par exemple, bulletins excédant le format réglementaire, bulletins imprimés sur papier de couleur, bulletins comportant le noms de personnes non candidates, etc. Ces règles doivent garantir une certaine forme d’égalité entre candidats et ces interdictions n’ont de portée réelle que parce que la loi met à la charge des candidats de soin d’imprimer ou de faire imprimer leurs bulletins de vote.
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C’est bien l’ensemble bulletins en blanc et bulletins n’exprimant pas de choix qu’il est convenu d’appeler le « vote blanc ».
Le code électoral assimile vote blanc et vote nul, regroupés dans l’ensemble des suffrages non exprimés, c’est à-dire la différence entre le nombre des votants et celui des suffrages exprimés. Dans certains cas, on peut hésiter quant à la qualification la plus appropriée (par exemple, bulletins trouvés dans l’urne sans enveloppe et enveloppes de scrutin sans bulletin de vote).
Sur un plan strictement légal les bulletins de vote blanc ou nuls sont donc des bulletins de vote exprimant un certain choix des électeurs. Ils ne représentent par conséquent pas une anomalie ou infraction au code électoral.
Sur un plan intermédiaire entre légalité et philosophie on entend à tout va de la part de nos grands moralisateurs et porteurs de la bonne parole politiquement correcte que voter nul ou blanc c’est donner sa voix aux extrêmes.
Une affirmation totalement fausse et d’une mauvaise foi éhontée à laquelle nous sommes malheureusement habitués.
Car la réalité est toute autre bien évidemment.
Ne pas s’exprimer va bien évidemment donner un avantage à un candidat, en l’occurrence mathématiquement parlant, au candidat qui sera en tête.
En ce sens, cette notion n’indique en rien que la candidat en tête sera un extrême, il s’agit juste du candidat qui aura reçu le plus de soutien de la part des électeurs s’étant exprimés en dehors des votes blancs ou nuls. La dynamique du résultat de l’élection ne saurait être basée sur des suppositions largement teintées d’idéologisme et de dogmatisme sur ce qui aurait pu advenir si tous les votes blancs ou nuls avaient été exprimés sur tel ou tel candidat. Nos grands moralisateurs sont-ils à ce point devins ou clairvoyants pour savoir avec précision ce que ces électeurs qui n’ont pas souhaité prendre position auraient choisi ?
Le débat s’il revient à des fondamentaux raisonnables et raisonnés n’est pourtant pas dénué d’intérêt.
Cette question au gouvernement concernant la prise en compte des votes blancs en est un exemple des plus intéressants :
https://questions.assemblee-nationale.fr/q11/11-15739QE.htm
Question posée : « M. Jacques Desallangre attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité de considérer le vote blanc comme un vote exprimé et non plus comme un vote nul ou une abstention déguisée. Les dernières élections régionales ont en effet été marquées par un désintéressement pour la vie politique de notre pays. Beaucoup d’électeurs déçus par les « affaires » politico-financières se réfugient dans une abstention croissante et persistante, sachant que seule l’abstention est comptabilisée alors que le vote blanc est considéré comme un vote nul. Dans certains cas plus inquiétants, ce rejet de la vie politique profite aux partis extrêmes. Aussi, lui demande-t-il si des mesures concrètes afin de reconnaître le vote blanc en tant qu’expression démocratique pourraient être prises rapidement. La reconnaissance du vote blanc permettrait indéniablement à certains électeurs de ne pas se réfugier dans l’abstention ou de ne pas apporter leurs voix à des partis dangereux. »
On voit bien transparaître dans cette question l’inquiétude du vote blanc bénéficiant aux partis extrêmes comme quoi, les idéologies ont la vie dure face aux éléments empiriques et logiques.
Réponse (éléments partiels voir l’article pour la réponse complète) :
« Il convient tout d’abord d’établir nettement la signification qu’on doit accorder aux bulletins blancs. La personne qui prend soin de confectionner elle-même, et à l’avance (puisqu’il n’est pas mis à la disposition de l’électeur dans la salle de vote), son bulletin blanc pour l’insérer ensuite dans l’enveloppe de scrutin manifeste le scrupule d’accomplir exactement son devoir électoral en même temps que le souci de n’avantager aucun des candidats ou aucune des listes en présence. Qu’en serait-il de cette volonté de neutralité si les bulletins blancs étaient comptabilisés parmi les suffrages exprimés ?
…
Les bulletins blancs ne peuvent, par hypothèse, entraîner l’attribution de sièges au profit d’une liste qui n’existe pas. Que ces bulletins soient comptabilisés ou non parmi les suffrages exprimés ne modifie en rien la répartition mathématique des sièges entre les listes en présence. La réforme suggérée n’aurait pas d’autre effet que de compliquer inutilement les opérations de dépouillement, puisqu’il devrait être prévu une totalisation spéciale pour les bulletins « blancs », celle-ci n’existant pas à l’heure actuelle, puisque les bulletins « blancs » sont comptés avec les « nuls ».
Le dernier élément cité revient à un appréciation logique de la situation, un vote blanc ou nul ne peut en aucun cas être attribué par omission à une quelconque liste, il est ce qu’il est, un vote pour une liste qui n’existe pas et dénote de la volonté des électeurs justement de ne pas apporter leur voix à aucune liste en présence tout en s’acquittant de leur devoir et de leur droit électoral.
Mais il est clair, et pour s’en rendre compte il ne faut pas longtemps à observer les plateaux TV, que cette approche logique et pragmatique de ce fait n’intéresse nullement les intervenants et les partis politiques, au contraire, elle va à l’encontre de leur besoin d’obliger les électeurs à voter pour eux cela va de soi, en dehors de toute considération sur le fait que le vote doit être un choix pour exprimer un soutien ou une adhésion à une personne ou un projet.
Autant dire que nous en sommes très loin… à des années lumières même.
Si les aspects légaux et factuels du vote blanc / nul semblent plutôt évidents, qu’en est-il de leur aspect philosophique ?
La question peut se résumer ainsi : Ne pas choisir est-il un choix ?
Choisir de ne pas choisir est-il un choix ?
Une simple recherche sur le sujet montrera très rapidement que le sujet est tout aussi clivant que mal abordé dans une majorité de cas.
La première chose que nous verrons sera ce raccourci rapide, beaucoup trop rapide que beaucoup font sur la base de ces citations que l’on trouve à foison sur le net comme celle-ci :
« Choisir c’est renoncer » André Gide.
Petite parenthèse sur ce genre de citation majoritairement décontextualisée.
Car André Gide ne se résume pas à ce début de phrase.
« Choisir, c’est se priver du reste. »
« Choisir n’est pas tant élire qu’éliminer. »
Plus intéressant ce texte de Denis de Rougement sur l’oeuvre d’André Gide :
« Gide a prôné surtout une qualité dont on a abondamment parlé aux environs de 1925 : c’est la sincérité. Une sincérité qui consiste à rejeter toutes les gênes, toutes les règles et principes généraux, tout ce qui détourne un homme de ce qu’il a d’unique, d’exceptionnel, d’incomparable, tout ce qui l’empêche de céder aux sollicitations de sa nature profonde et de la joie qui baigne les créatures. Or cette sincérité suppose que l’on rejette non seulement les principes rigides, mais aussi tous les partis-pris trop décidés. Car ils risqueraient de fausser ce que chacun porte en soi de plus valable, de plus unique. Et surtout, comme le dit souvent Gide, prendre un parti, c’est renoncer à tous les autres, c’est-à-dire s’appauvrir.«
https://journals.openedition.org/edl/1830
Vu sous cet angle la notion de non choix apparait comme une forme de choix et de liberté de s’affranchir d’une situation qui nous est imposée.
« Choisir, c’était renoncer pour toujours, pour jamais, à tout le reste et la quantité nombreuse de ce reste demeurait préférable à n’importe quelle unité. »
Pourtant l’argumentaire nous obligeant à choisir reste tenace et percutant comme avec cet article paru sur le site de Stéphanie Thévenet, psychologue qui se définie comme psy engagée et humaniste :
« Cependant en ne posant aucun choix, on renonce à l’affirmation de Soi en refusant purement et simplement d’une part, de se questionner sur ce que l’on souhaite vraiment et d’autre part, de l’assumer, de le porter. « Tu préfères de la glace à la vanille ou à la fraise ? Peu importe, comme tu veux… ce qui reste… » On a bien une préférence, non? Poser un choix lorsque nous y sommes invités n’est pas de la revendication, il s’agit simplement d’exercer son droit d’exister et d’être considéré (comme le droit de vote en quelques sortes). L’excès d’obséquiosité qui consiste à laisser choisir l’autre dans de telles circonstances peut trahir la crainte de déplaire en risquant de poser un choix qui pourrait décevoir ou ne pas arranger l’autre. Cette crainte de décevoir ou d’un éventuel conflit renvoie à une tendance à la dépendance affective. « Etre absolument celui que l’autre attend que je sois » renvoie à la période où enfant, dépendant des parents, nous redoutions de perdre leur amour, et nous faisions donc en sorte de toujours leur plaire quitte à prendre sur soi « Tu as vu j’ai fait tout comme tu m’as dit… Tu as vu j’ai été sage… »
https://stephanie-thevenet.fr/actualites/le-non-choix.htm
Mais en partant ce ces même arguments, choisir de ne pas choisir dans le cadre d’un vote peut-il être considéré comme un refus de prendre ses responsabilité ou au contraire une affirmation de sa volonté de ne pas se plier à un choix que l’on ne valide pas ?
« Ne pas choisir c’est encore choisir » JP Sartre.
Il n’est pas dans l’intérêt des intervenants de tout bord d’admettre et surtout de donner ce droit aux électeurs que les gens ont parfaitement le droit de ne pas vouloir les choisir et de considérer que l’offre politique qui leur est proposée / imposée ne correspond en rien à leurs aspirations, leurs valeurs et ce qu’ils souhaitent pour leur pays.
En ce sens nous pouvons considérer que le non choix exprimé par le vote blanc nul est en réalité un choix responsable, fait en toute connaissance de cause par des électeurs qui ont décidé de se rendre aux urnes pour faire entendre leur refus de choisir dans l’offre politique qui leur est donnée et incidemment imposée car il n’y en a pas d’autre.
Il est parfaitement possible d’ouvrir le débat initié par cet article bien au delà du seule fait électoral. Nous vivons dans une société où nous devons forcément prendre parti, nous positionner, nous engager. Refuser de prendre position est immédiatement vu comme une opposition à la cause présentée et nous classe donc de facto parmi les opposants, donc les mauvais cela va de soi. Ce droit pourtant fondamental donné à chaque homme d »avoir ses convictions et ses avis lui est désormais refusé, sacrifié sur l’hôtel de la « bien penser » de la bonne morale de ce qu’il faut non seulement penser, mais surtout dire, revendiquer et exprimer pour ne pas risque un procès en extrémisme, si possible de droite, et un jugement rapide et expéditif par le tribunal populaire de l’opinion et des réseaux sociaux.
Nous le voyons à chaque jour, artistes, sportifs, personnalités n’ont pas le droit de refuser de prendre position pour les causes qui leur sont imposés. Car il ne s’agit pas de pouvoir choisir les causes en fonction de leurs convictions profondes et de leurs valeurs, non, il faut prendre position pour les causes que la société bien pensante a décidé qu’elles doivent être défendues, validées, jamais contredites. Nous pas être pour c’est être forcément contre. Ne pas se sentir engagé ou même concerné est systématiquement classé comme un comportement indigne, condamnable et bien évidemment condamné.
Pourtant, je n’ai pas besoin de prendre position sur des questions de convictions religieuses, origines ethniques ou orientations sexuelles pour m’indigner face à l’agression gratuite d’une personne. J’exerce juste mon droit à refuser que l’on agresse une personne sans avoir à me positionner sur une cause quelconque, aussi juste soit-elle.
Au nom de la morale nous nous imposons des mécanismes de pensées et de comportement auxquels nous n’adhérons pas par conviction mais par principe et par précaution.
Le problème d’une telle dérive est que ce qui ne se dit pas, ne se montre pas, se cache et sa maquille existe toujours et qu’il existe toujours un endroit où cela peut s’exprimer sans risque. L’isoloir des urnes reste l’un de ces endroits.
Peut-être y a-t-il ici une piste, parmi bien d’autres, pour expliquer que malgré toutes ces manifestations de violences contre « la violence de l’extrême droite », malgré tous ces discours de terreur et de haine colportés et répétés en boucle dans les médias, les extrêmes progressent inexorablement jusqu’à la situation que nous connaissons aujourd’hui.
Au lieu d’invectiver, ostraciser, culpabiliser, militer contre un ennemi en appliquant exactement ce qu’on lui reproche, ne serait-il pas plus sage et plus porteur pour l’avenir de se poser les bonnes questions ? Ces questions qui consistent à se demander pourquoi ? Pourquoi les extrêmes sont-ils aujourd’hui le seul choix dont nous disposons ? Et surtout pourquoi sont-ils si forts par la voix des urnes, totalement légalement, sans coup d’état, sans propagande à outrance, juste par la voix des urnes.
Car il est bien là le problème, il n’y a rien d’illégal aujourd’hui à la présence des extrêmes avec un tel niveau de popularité.
N’oublions jamais qu’un certain Hitler est arrivé au pouvoir en toute légalité jusqu’au poste de chancelier.
Avons si peu de mémoire ou d’intelligence pour invoquer à tout va l’histoire et ne pas être capable d’en tirer le moindre enseignement ?
L’avenir seul nous le dira…..